La Chronique de Kemet

Cet article a été écrit par Tchi, membre de la Bob’s Team
(son premier article, merci à lui, j’espère qu’il y en aura d’autres)

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Kemet, c’est le pays de la terre noire, l’Egypte, mais aussi un jeu pour 3 à 5 personnes qui représentent chacune un peuple lancé à la conquête d’une « Egypte antique fantasmée ».

Kemet, ce ne sont que trois parties à mon actif, dont la troisième que je me propose de vous narrer. Mais d’abord vous parler du jeu.

Le but du jeu est d’obtenir 10 points de victoire. Les règles stipulent qu’on a aussi le droit de faire une variante courte à 8 points de victoire. Ouais. Et pourquoi pas 4 points de victoire ? Et pourquoi pas plutôt faire une partie de dominos (j’ai rien contre les dominos, mais je n’ai rien pour non plus, bien au contraire) ? En fait, pourquoi faire un jeu ?

Donc 10 points de victoire, disais-je. Le plateau de jeu représente l’Egypte ancienne. Chaque peuple a une cité de départ constituée de trois quartiers protégés par des murailles. Les autres éléments sur la carte sont les cases désertiques qui font office de route, trois temples et un sanctuaire. Le plateau est parfaitement symétrique pour que chaque ville soit séparée des autres et des différents temples par exactement le même nombre de cases désertiques.

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Ca n’aurait pas des relents de war game, ça ? Un peu. Il y a bien des figurines représentants les soldats (12 maximum par peuple), des bonnes vieilles actions de recrutement et déplacement/combat, mais ô hérésie il n’y a pas de dés ! Pas de dés de 12, pas de dés de 20, pas de dés de 6, pas de dés pour résoudre les combats, je vous ai dit. « Mais ne sont-ce pas des dés de 4 que je vois là ? », entends-je déjà baver l’indécrottable rôliste barbu de service (pour ma première chronique, vous n’allez pas m’empêcher d’enquiller les clichés, non ?), et bien oui, mais ces dés ne sont jamais lancés.

Ces dés de 4, donc, chaque joueur en possède 3, rouge, blanc, bleu (cocorico), qui sont des pyramides, et chaque pyramide possède 4 niveau (d’où le dé de 4, au cas où vous n’auriez pas compris). Chaque niveau atteint dans chacune des couleurs permet d’accéder à 4 nouvelles cartes donnant accès à des connaissances (mes armées sont plus fortes ou plus rapides, mes prières sont plus pieuses, etc… ), des bonus (actions supplémentaires, points de victoire) ou des créatures mythologiques qui renforcent les armées qu’elles accompagnent. Evidemment, il y a une concurrence pour les cartes puisque la plupart sont uniques.

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Quoi qu’on fait alors concrètement pendant le jeu ?

Et bien à chaque phase de jour, on a le droit de faire 5 actions, à raison d’une chacun son tour. Ces actions sont se déplacer (x2), prier (x2), recruter, agrandir l’une de ses pyramides et acheter une carte d’un niveau et d’une couleur accessibles grâce à mes pyramides (x3, une par couleur).

Ca n’aurait pas des relents de placement d’ouvrier, ça ? Un peu, puisqu’une case action ne peut être utilisée qu’une fois par jour. Mais un peu moins parce qu’en fait chacun a son plateau d’actions disponibles donc on va gérer comme des grands les actions que l’on va mener et leur ordre (je passe comme chat sur braise sur une petite règle qui limite un chouïa la liberté totale de ses actions et dont l’explication ne ferait que rallonger inutilement la description succincte de ce jeu, anéantissant ainsi les diligents efforts consacrés à la traque aux longueurs à laquelle je me suis ici consacré et dont je vous laisse seuls juges du degré de réussite).

Quand on prie, on regagne des points de prière (la ressource du jeu). Quand on recrute, on peut acheter avec de la prière des nouveaux soldats. Quand on se déplace, s’il y a une armée ennemie on lui met sur la tronche, simple. Les combats sont résolus immédiatement, avec un ingénieux système de carte à choisir dans sa main, qui s’assimile au système de Dungeon Twister.

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Je vous ai parlé de la phase jour, et donc il y a ensuite la phase nuit, véridique. Pendant celle-ci on récupère des points de prières selon nos pouvoirs et selon les temples que l’on possède, et on gagne des points de victoires parfois. Je vous ai pas encore dit comment ?

Terminons donc par cela. Les points de victoire peuvent être provisoires ou définitifs. On obtient des points définitifs (et heureusement car cela rapproche de la fin de la partie) en gagnant un combat que l’on aura initié (il n’y a pas de gloire à attendre lâchement de se faire attaquer), avec certaines cartes pouvoirs, et durant la phase nuit, si l’on possède au moins deux des trois temples, ou si l’on sacrifie deux soldats au Sanctuaire de tous les Dieux. A côté de ces points qui ne peuvent plus être soustraits, on a un point de victoire provisoire en tenant un temple et/ou une pyramide de niveau 4. Dès qu’un joueur arrive à 10, le sprint final est lancé. Si le joueur parvient à conserver au moins 10 points de victoire et qu’aucun autre joueur n’est au-dessus de lui au niveau des points lorsqu’il débute un nouveau tour, alors le jeu s’arrête (c’est une règle de l’extension qui contre-balance l’ancienne règle « je-suis-à-10-poum-vous-êtes-morts », c’est vachement bien!).

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La partie

Après ce bref 😉 résumé des règles, quid de la partie ?

Et bien trois joueurs s’affrontaient au lieu-dit le Divan, une semaine jour pour jour après la victoire de Roger (dit le Nain) lors de la précédente partie. Roger, donc, David et moi.

Roger commence par choisir une configuration de départ qui lui avait plutôt bien réussi avec une pyramide rouge de niveau 2 et une pyramide noire de niveau 1. Je tente un départ avec trois pyramides de niveau 1 (rouge, bleu, noir) et David fait de même, mais avec les couleurs blanche, bleue et noire.

La pyramide rouge de Roger atteint très vite le niveau 4 et lui permet d’acquérir un Scorpion géant qui, alliés au pouvoir d’initiative permet de faire des gros dégâts dans les rangs ennemis. Rapidement il tente de remporter un maximum de points de victoire par le combat, tout en tenant l’un des trois temples.

David quant à lui fait le pari de prendre des petites ressources et d’aller s’emparer du haut de la carte qui contient un temple très puissant (mais cher car il faut sacrifier un soldat pour obtenir des points de prières) et le Sanctuaire de tous les Dieux. Grâce à son pouvoir de recrutement « local », il peut directement déployer ses nouvelles troupes sur place et consolider ainsi ses positions.

Quant à moi, je m’efforce de construire une armée puissante en choisissant pour commencer le pouvoir bleu permettant d’avoir 7 unités par case au lieu de 5, et en développant des pouvoirs de combat en rouge.

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Le début de partie voit Roger prendre une certaine avance et capturer le temps que je tenais jusqu’à présent, lui permettant potentiellement de scorer un point définitif à chaque tour (tout en augmentant ses ressources en prière, ce qui ne gâche rien). Cet état de fait nous oblige alors David et moi à une alliance sur un tour, chacun s’engage à attaquer un temple et surtout à ne pas attaquer l’allié. David rate son attaque, mais en forçant Roger à griller toutes ses cartes surprise, ce qui me permet ensuite de remporter un combat aisé.

Je crois reprendre le momentum, mais me fait alors attaquer par David le fourbe (pourquoi fourbe ? – comme ça, c’est gratuit) et perd la maîtrise de mon temple. Roger se bat mais ne parvient pas à refaire surface.

Pendant ce temps la stratégie de David qui score chaque nuit en sacrifiant ses recrues au Sanctuaire de tous les Dieux porte ses fruits. Avec deux pyramides à 4 et quelques petits points de ci de là il parvient à atteindre les 10 points. S’en rendant compte Roger et moi tentons alors de le contrer, mais il n’y a rien à faire pour réduire son score en dessous de 10 points ou augmenter le nôtre au-dessus, la partie se termine par son triomphe.

Belle partie de 4 heures de temps.

Et la prochaine fois ce sera mon tour….

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11 réflexions sur “La Chronique de Kemet

  1. Pourquoi la partie dure 4 à 5h ?!! 🤔🤔🤔 laisse moi réfléchir…y a pas David et Tchi qui jouent ?! 🤣🤣🤣

    Et Merci pr le compte rendu. Bien écrit, ça donne envie de tester! 😉

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  2. Cool Vincent. Merci pour ton retour d expérience.
    Un bon gros jeu semble t il? Avec des mécanismes qui semble fort intéressent. Et je dois dire que graphiquement ça attire sacrément l œil.
    A bientot autour d un plateau de jeu….
    E viva

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