Attention : ce récit est un spoil complet de la mythique campagne sur Azathoth…
Vous voilà prévenu.
Cliquez ici pour avoir le début de l’histoire.
Joseph T. Gordon
Le mardi 18 mai 1927, 15h30.
Une question, simple en apparence, s’imposa à mon esprit avec une netteté presque indécente au regard de la situation. Sylvia Englund était-elle en danger ? L’hypothèse, à elle seule, suffisait à réduire au silence toute prudence académique. Les trois investigateurs quittèrent les lieux sans délai et, pour une fois, lourdement armés. Je pris le cheval, par nécessité plus que par compétence. Larry Cleth et Elias Creepy progressèrent à pied, avec cette endurance que la peur rend parfois plus efficace que l’entraînement. 16h50. Nous eûmes enfin le ranch en vue. Deux silhouettes nous y attendaient déjà, et je choisis aussitôt de les nommer silhouettes, parce qu’aucun terme humain n’aurait dû convenir à ce que mes yeux perçurent. Une se tenait devant le ranch, comme un gardien posé là avec une patience monstrueuse. Une autre se trouvait à l’arrière, en posture de vigie, immobile et pourtant traversé d’une tension animale. Larry les reconnut instantanément. Les mêmes qu’à la tour anti-incendie. Les mêmes que sur les photographies de l’observatoire montrées la veille par Dimitri Passelov.

Les créatures venues de l’espace. Un bref instant, une pensée d’une absurdité presque comique me traversa. Peut-on abattre une chose pareille avec une simple arme à feu. Elles volaient. Elles étaient impossibles. Et malgré nous, malgré l’urgence, la santé mentale en prit un coup, comme si l’esprit refusait d’admettre que ces formes aient le droit d’exister dans un monde régi par des lois cohérentes.
Lire la suite








