Le Festival International des Jeux est en cours à Cannes. Peu importe le jour, peu importe l’heure, les tables sont pleines, les voix se croisent, les dés roulent, les cartes claquent. Et cette année, je n’y suis pas. A contrecœur.
C’est un fait. Pas de badge autour du cou. Pas de marche rapide entre deux tables. Pas de « campement » vers un jeu bondé de monde. Pas de discussions improvisées à la sortie d’un stand pour décréter, avec l’assurance du moment, que “celui-là, c’est sûr, c’est le futur As d’Or” ou au contraire “encore une daube de jeu de cartes avec des chiffres dessus… beurk”.

Mais mes ami.e.s y sont. Ma famille y est. Les messages tombent, les photos arrivent, les impressions fusent. Une table prise d’assaut. Un jeu prometteur. Un fou rire sur un moment ludique. À travers eux, je vis les parties « presque » en direct. Je reçois les sensations brutes, les verdicts, les petits détails qui ne figureront jamais dans un communiqué officiel. Finalement, le festival circule par fragments jusqu’à moi, comme une partie racontée le soir autour d’un verre.
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