L’appel de Cthulhu… histoire d’une campagne 9 : Saint Augustine

Attention : ce récit est un spoil complet de la mythique campagne sur Azathoth…
Vous voilà prévenu.
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Mercredi 26 mai 1927, la nuit.

Joseph T. Gordon

Le sommeil ne vient pas. Il s’impose. Comme une chute. Lorsque je reprends conscience, toute structure familière a disparu. Ni chambre, ni murs, ni plafond. À leur place, un escalier de marbre s’enfonce dans le sol, entouré d’une balustrade pâle. Sa présence est absurde, et pourtant d’une logique troublante, comme s’il avait toujours été là, dissimulé sous la réalité. Une lueur monte des profondeurs. Je descends. Septante marches. À mesure que je progresse, l’air devient plus froid, mais surtout plus ancien. Le silence, lui, prend une densité presque tangible.

En bas, une vaste caverne. En son centre, une colonne de flammes rouges, orange et pourpres, dressée du sol au plafond, immobile, vivante. Je baisse les yeux. Je suis nu. Deux hommes se tiennent près du feu. Très âgés. Barbus. Vêtus de tuniques et coiffés de tiares. Leur présence ne menace pas. Elle s’impose.

« Soyez le bienvenu. Je suis Nasht. »
« Je suis Kaman Thah. Nous vous félicitons, Joseph Gordon, d’avoir trouvé le chemin des rêves. »

Ils s’approchent. Et je comprends immédiatement que leur regard ne porte pas sur mon visage, mais sur ce qui, en moi, manque… et appelle encore. Le silence dure.
Puis Nasht déclare : « Tu n’es pas encore prêt. »
Kaman Thah poursuit : « Tu es venu jusqu’ici porté par une force que tu ne comprends pas. Un appel venu des Contrées du Rêve. »
La flamme vacille. La caverne se dissout, comme vue à travers une eau noire. Je me réveille en sursaut, avec une certitude troublante. Je n’ai pas trouvé ce lieu. Quelque chose m’y a appelé.


Larry Cleth

Je pensais dormir. Juste ça. Dormir et oublier un peu. Mais non. Le crucifix est revenu. Pas dans ma main. Pas dans ma poche. Non. Suspendu devant moi, dans un noir complet. Comme s’il flottait hors du monde. Comme s’il m’attendait. Celui de Vassily. Je le reconnais tout de suite. Impossible de me tromper. Le même. Celui que j’ai trouvé en fouillant ses affaires. J’aurais peut-être pas dû, mais à ce stade, on en est plus là. Il est là. Immobile. Et pourtant… il attire le regard.
La pierre au centre ne brille pas. Elle fait pire. Elle garde la lumière. Elle l’engloutit. Comme si elle refusait de la rendre. Autour, rien. Pas de sol. Pas de murs. Pas de ciel. Juste lui. Et moi. Au début, je regarde. Comme toujours. J’observe. Je note. Je fais mon boulot.

Et puis ça change. Ça glisse. Je ne sais pas quand exactement, mais à un moment… je ne suis plus en train de regarder l’objet. Je suis en train de le vouloir. Pas par curiosité. Pas pour comprendre. Non. Je le veux. Comme une évidence. Comme quelque chose qui aurait toujours dû être à moi. Comme si le voir ailleurs était une erreur qu’il fallait corriger. Ça devient lourd. Intime. Presque… personnel. Et autour de lui, j’en suis sûr maintenant, il y a quelque chose. Je ne le vois pas. Mais ça bouge. Lentement. Comme si le noir respirait. Comme si je n’étais pas seul à le regarder.

Je me réveille d’un coup. Et le pire, c’est que le rêve ne s’arrête pas vraiment. Parce que le manque est là. Froid. Tenace. Ridicule. Et pour la première fois, je ne me raconte pas d’histoire. Je le veux. Mon précieux.


Elias Creepy

La chaleur me prend immédiatement. Pas une chaleur normale. Une chaleur qui colle, qui appuie, qui fatigue avant même de bouger. Jungle. Dense. Trop dense. Les bruits sont là. Oiseaux. Insectes. Rien d’anormal au départ. J’avance comme je peux, en écartant les branches, en cherchant un passage. Ça ralentit. Ça accroche. Comme si le décor voulait me garder sur place.

Puis tout s’arrête. Pas progressivement. Net. Le silence tombe d’un coup. Comme au front, juste avant que ça recommence. Je baisse les yeux. Des araignées. Partout. Grosses comme une main. Noires, vertes. Elles couvrent le sol, les troncs, les feuilles. Trop nombreuses pour être naturelles. Elles ne bougent presque pas. Elles attendent. Je tente de reculer. Mauvaise idée. Le terrain ne cède pas. Rien ne s’ouvre.

Et là, le bruit. Un gloussement. Aigu. Mauvais. Pas humain. Ou alors très abîmé. Impossible de dire d’où ça vient. Ça tourne autour. Ça se rapproche. Quelque chose bouge dans la végétation. Je me tends. Et ça frappe. Douleur nette au mollet. Comme une morsure. Je pivote immédiatement. Et je le vois. Petit. Difforme. Bossu. Noir de peau. Un tibia humain dans la main. Utilisé comme une arme. Les yeux rouges. Injectés. Les dents… pas normales. Trop longues. Trop pointues. Il glousse encore. Et il attaque. Coups rapides. Secs. Pas désordonnés. Il sait où frapper. Je prends. Je tiens pas longtemps. Je tombe. Il se rapproche. Trop proche. Son souffle me touche. Chaud. Fétide. Vivant. Il se penche sur moi. Et là, je comprends. Ce n’est pas un prédateur. Ce n’est pas un tueur. Il veut autre chose. Il veut laisser des traces. M’abîmer.

Je me réveille. Je mets quelques secondes à bouger. Puis je vérifie. Marque de morsure au tibia. Réelle. Ecchymoses sur le corps. Plusieurs. Aucune explication. Je connais les blessures. J’en ai vu assez pour savoir reconnaître ce qui est possible. Ça, ça ne l’est pas. Conclusion simple. Soit je rêve plus fort que les autres. Soit je commence à perdre la tête.


Elias Creepy

Jeudi 27 mai, 11h50.

Je suis devant le Biltmore quelques minutes en avance. Par réflexe. Les lieux propres, bien tenus, ça rassure les gens. Moi, ça me méfie. Trop net. Trop calme. Je leur parle de mon rêve avant même d’entrer. Pas pour me plaindre. Pour poser les faits. Jungle. Chaleur. Les araignées. Le nain. La morsure. Je montre la marque sur le tibia. Elle est là. Bien réelle. Et les ecchymoses aussi. Rien de logique là-dedans. J’ai vu assez de blessures pour savoir quand quelque chose ne colle pas. Je le dis comme je peux. Mais au fond, je sais déjà. Ça dépasse le rêve. Larry prend la suite. Le crucifix de Vassily. Il ne l’a pas sur lui, mais ça le travaille. Ça se voit dans sa manière d’en parler. Pas une simple curiosité. Plus profond. Plus accroché.

Grand Hôtel Biltmore

On entre. La salle du Biltmore est comme attendu. Belle. Calme. Trop calme. Les couverts tintent doucement, les gens parlent bas. Personne ne regarde vraiment les autres. Chacun dans sa bulle. C’est le genre d’endroit où les choses graves n’existent pas. En apparence. Le juge Braddock est déjà là. Il nous observe un moment avant de parler. Pas comme un homme mondain. Comme quelqu’un qui essaie de mesurer jusqu’où il peut aller. Il demande ce qui s’est passé à Garrison. Joseph répond. Clair. Structuré. Sans entrer dans les détails. Il choisit ses mots. Il garde le contrôle.
Il a raison. Ce genre d’histoire, ça ne se raconte pas entre deux plats. Je lui tends les documents signés par les russes. Il les prend avec sérieux. Il comprend qu’on ne joue pas. Puis il se lance.

Six mois plus tôt, Philip Baxter reçoit un télégramme de Colin. Son fils. Une demande d’argent pour une expédition maritime. Officiellement, un trésor dans un navire ancien. Rien d’exceptionnel. Mais dans le message, il y avait autre chose. Un temple sous l’eau. Au large de Bimini, en Floride. Philip a refusé. Sans pouvoir expliquer pourquoi. Juste une impression. Je connais ça. Le corps qui comprend avant la tête. Le juge continue.

Pendant nos aventures à Garrison, le juge a découvert un coffre au nom de Philip Baxter. Une banque. Discret. Bien caché. À l’intérieur, un carnet. Notes manuscrites. Écriture irrégulière. Pressée. Comme quelqu’un qui écrit plus vite qu’il ne pense. Tout tourne autour d’un seul objet. La clepsydre de Sainte Eustache. Les notes commencent juste après le télégramme. Selon Philip, cette chose pourrait ramener les morts. Le juge marque un temps. Et cette fois, le silence n’est plus le même. Même ici, au milieu de l’argent et des bonnes manières, ça sonne faux. Il ajoute que la clepsydre aurait disparu avec un galion, perdu au large de Bimini.

Clepsydre de Sainte-Eustache

Et là, quelque chose change. Rien de visible. Mais je le sens. La lumière paraît plus froide. Les bruits plus lointains. Comme si la pièce reculait doucement. Comme si on avait ouvert une porte quelque part, sans s’en rendre compte. Je reste immobile. J’écoute. Ce n’est pas la première fois que je ressens ça. Ce n’est pas encore de la peur. C’est mieux défini que ça. Un avertissement. Le juge se tait. Personne ne parle pendant quelques secondes. Et moi, je garde une idée simple. On vient peut être de nommer quelque chose qui n’aime pas être nommé.


Dans la jungle étouffante où le silence mord,
Un rire noir s’élève et déchire le corps,
Au Biltmore les mots pèsent comme un goût de mort,
Et sous chaque regard quelque chose s’endort.

Larry Cleth

On a commencé par quelque chose de simple. Enfin, en apparence. Des papiers. Un nom. Colin Baxter. Un homme qu’on ne connaît pas, qu’on n’a jamais vu, mais qu’on doit retrouver. Saint Augustine. Dernière adresse connue. Plus aucune réponse aux courriers. Alors on se déplace. Le genre de mission qui, sur le papier, tient en deux lignes. Faire signer des documents. Remettre un chèque de 2000 dollars. Clore une histoire. Mais avec tout ce qu’on a déjà vu, même les choses simples ont cessé de l’être.

Colin Baxter, photo de 1917

On rassemble les informations qu’on a sur lui. Trente-quatre ans. Un passé agité. Des erreurs, probablement plus que ça. Puis la marine. Plongeur. Des années dans le Pacifique. Le genre d’homme qui s’enfonce sous la surface et qui y reste trop longtemps. En 1924, il refait surface à Sainte Augustine. Monte une affaire d’exploration sous-marine avec un certain Billy. L’affaire coule. Littéralement. Le bateau est saisi. Fin de l’histoire. Ou pas.

Elias, lui, s’accroche aux faits. Il creuse. Saint Augustine, les galions espagnols, les routes oubliées. Il suit ça comme une enquête classique, mais je vois bien que ça ne rentre plus dans un cadre classique depuis un moment. Moi, j’essaie de ralentir. Je fume, je bois, je regarde les choses passer. J’essaie de garder un pied dans quelque chose de normal. Ça tient pas très longtemps. Joseph, lui, disparaît dans ses notes. La clepsydre de Sainte-Eustache. Plus il avance, plus il s’enfonce. Et plus il comprend, moins ça a l’air de lui plaire.

Dimanche 30 mai. Départ.

Le train quitte la gare à 8h00. Vingt-huit heures de trajet. Le genre de temps suspendu où on ne peut ni avancer, ni vraiment reculer. Joseph parle. Longtemps. Trop longtemps pour que ce soit anodin. Il nous explique ce qu’il a lu. La clepsydre ne se contente pas de “ramener” les morts. Elle agit autour d’elle. Comme une zone. Une influence qui déborde. Puis il enchaîne avec son rêve. Les deux prêtres. Le jugement. Le refus. Il choisit ses mots. Il en laisse d’autres de côté. À un moment, il se tourne vers Elias. Il lui parle de la drogue trouvée chez Philip Baxter. Elias confirme qu’il l’a sur lui. Calmement. Sans en rajouter. Ça s’arrête là. Mais ça ne disparaît pas.

Lundi 31 mai. Midi.

On descend du train. Et la chaleur nous frappe comme un mur. Pas une chaleur d’été. Une chaleur qui s’installe dans le corps. Hôtel San Marco. Un des trois meilleurs hôtels de cette petite ville qui prend de l’ampleur touristique. On prend les chambres sans discuter. L’endroit est propre, bien tenu. Suffisant pour ce qu’on a à faire. Pas de pause.

Hôtel San Marco

14h00. Charlotte Johnson, l’ancienne logeuse de Colin.

Une femme qui ne se laisse pas faire. Regard franc. Ton direct. Elle ne nous doit rien. Et ça se sent. On paie les loyers en retard de Colin. Douze dollars. L’argent ouvre la conversation. Pas la confiance. Elle nous parle de Colin. Pas en bien. Pas vraiment en mal non plus. Juste… comme quelqu’un qui a déjà vu ce genre d’homme passer. Elle nous donne deux informations utiles. L’épicerie Spitz. Et le nom de l’associé. Billy. On s’y rend.

L’employé nous regarde comme s’il pesait chaque mot avant de le laisser sortir. Elias tente une approche. Parle d’un endroit pour boire. Il esquive. Normal. Puis on lâche le nom de Colin. Et là, ça change. Pas brusquement. Mais suffisamment pour qu’on le remarque. Une porte. Au fond du magasin. On passe.

Bar clandestin. L’air est plus lourd. Les voix plus basses. Je prends une bière. Joseph de l’eau. Et au comptoir, deux silhouettes qui tiennent à peine debout. Colin et Billy. Joseph tente. Il s’approche, parle, propose un verre, évoque l’argent. Rien ne passe. Ils sont ailleurs. Trop loin pour revenir. Avant que ça dégénère, un homme intervient. Harry Spitz, le patron de l’épicerie et du bar clandestin. Calme. Précis. Pas besoin d’élever la voix.

« Revenez demain matin. Là, ça sert à rien. »
On comprend le message. On sort.

15h15. La chaleur n’a pas bougé.

On traverse la rue pour aller chez le tailleur Spitz junior. Cousin du patron de l’épicerie. Costumes en lin. Léger, respirant. Ici, c’est pas du confort. C’est une nécessité. Ensuite, le port. On cherche un bateau pour éventuelle expédition. Quelque chose de sérieux. De fiable. On trouve des pêcheurs. Rien d’autre.

16h00. Retour à l’hôtel.

On se sépare un moment. Se retrouvera plus tard. Le soir, on mange bien. Trop bien. Fruits de mer. Frais. Puis cigare. Whisky. Un bar discret dans l’hôtel. Apparemment, ici, tant que ça reste discret, personne ne pose de questions.

23h00. On parle moins. On observe plus. Et malgré le décor, malgré le confort, malgré le bruit feutré du verre et du tabac… Il y a quelque chose qui ne colle pas. Comme si tout ce qu’on a laissé derrière nous… nous avait suivis.


La chaleur nous écrase et le jour sent l’orage,
L’alcool coule à flots sur les lèvres de Colin,
Au port les filets pendent aux mains des gens de pêche,
Et sous tout ce décor quelque chose nous guette.


Joseph T. Gordon

Mardi 1er juin.

La journée débute sans incident notable. Petit déjeuner à 8h00, puis départ vers l’épicerie Spitz dans le but explicite de rencontrer Colin Baxter. L’attente s’avère plus longue que prévu. Il arrive finalement vers 9h45, accompagné de Billy. Les deux hommes sont sobres, mais présentent les signes évidents d’un excès récent. L’annonce du décès de son père produit sur Colin une réaction brève. Une tristesse réelle, mais fugace. Celle-ci cède rapidement la place à un intérêt nettement plus marqué pour l’aspect financier de la situation. Il écoute avec attention, pose peu de questions sur les circonstances, mais manifeste un enthousiasme immédiat à l’idée de disposer des fonds. Son discours s’oriente rapidement vers ses projets : récupérer son bateau, reconstituer son équipage, et surtout poursuivre ce qu’il appelle, sans détour, son “trésor”.

Nous nous rendons à l’hôtel. À 10h30, le chèque lui est remis. Il quitte immédiatement les lieux pour se rendre à la banque, puis à la capitainerie, avec l’intention déclarée de récupérer son navire. Avant de partir, il fixe un rendez-vous à 16h00, à une ancienne église espagnole située au nord de la ville, en présence d’un certain père Jorge. Dans l’intervalle, Elias consulte les notes de Philip Baxter relatives à la clepsydre de Sainte Eustache. Aucune information nouvelle n’en émerge. Les éléments confirment, sans les enrichir, les hypothèses déjà formulées.

À 15h30, nous prenons la route de l’église. En chemin, nous croisons Colin, visiblement satisfait. Il nous informe avoir récupéré son bateau. Billy, de son côté, est chargé de réunir un équipage. Le nom du navire est mentionné : le Palencia. À l’approche de l’église, nous croisons une jeune femme, Esmeralda. Sa présence tranche avec le reste du décor. Elle salue Colin avec familiarité, et adresse aux autres un sourire mesuré, mais suffisamment appuyé pour être remarqué. Colin précise qu’elle est connue dans toute la ville. Le père Jorge nous accueille avec chaleur. Son attitude est ouverte, presque trop, mais rien ne permet de la qualifier de suspecte. Il s’exprime en anglais avec un accent espagnol marqué. Elias, pour des raisons personnelles manifestes, refuse d’entrer dans l’église et reste à l’extérieur.

Nous sommes conduits, Larry, Colin et moi-même, dans une salle d’archives située derrière le monastère. L’endroit est ancien, poussiéreux, et les documents les plus anciens remontent à 1601. Le père Jorge nous présente une carte censée indiquer l’emplacement d’un galion espagnol, le Rosario, coulé en 1597 au large de Bimini, dans l’archipel des Bahamas. Colin développe immédiatement une interprétation. Selon lui, le navire transportait non seulement des richesses matérielles, mais également des artefacts de nature occulte. Les écrits mentionnent des individus aux traits animaux, traqués par les Espagnols. Il en déduit la présence d’objets d’une valeur particulière, possiblement liés à des pratiques que nous qualifierions aujourd’hui d’ésotériques. Le père Jorge, pour sa part, se montre plus mesuré. Il ne garantit ni l’authenticité de la carte, ni sa précision, mais considère l’ensemble comme plausible.

Nous retrouvons Elias à l’extérieur, installé sous une terrasse ombragée. Une limonade glacée, offerte par le prêtre, contribue à atténuer la chaleur écrasante. Après échange, une décision est prise. Le départ aura lieu le lendemain à l’aube.

Mercredi 2 juin, 6h00.

Nous sommes au port. Le navire de Colin, la Palencia, se présente comme un bâtiment ancien, dont l’état extérieur inspire une confiance limitée. Colin, cependant, affirme qu’il a été entièrement rénové et qu’il est en parfait état de navigation. Je note, sans pouvoir encore le démontrer, que nous venons de franchir une nouvelle étape.
Et que celle-ci ne relève plus d’une simple recherche documentaire.


Colin prend l’argent, déjà tourné vers la mer,
Son vieux rafiot renaît sous promesse légère,
Dans l’ombre des archives un galion nous appelle,
Et l’aube nous conduit vers une eau moins réelle.


L’aventure continue… du moins, si notre santé mentale tient encore le coup… et à bientôt !

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Sources des images et photos (sauf mention) : Chaosium et Editions Sans-Détour

Une réflexion sur “L’appel de Cthulhu… histoire d’une campagne 9 : Saint Augustine

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