FIJ 2022 : CANNES, 3ème jour

Vendredi 25 février 2022, 8h36. Ouverture du festival au grand public à 10h00 et aux pros et VIP à 9h00. Comme d’habitude, on se dirige vers l’entrée qui, cette année encore, a séparé la « fouille » de l’entrée à proprement parlé dans le festival. Bravo. Cela fait gagner du temps à tout le monde et personne ne stresse inutilement. On entre tranquillement et à 9h03, on est déjà à l’intérieur.

Premier festival pour Minh

Aujourd’hui c’est un peu une grande première pour 2 aspects. Primo, Minh fête son baptême du festival. Deuxio, nous serons 5 à déambuler dans le festival pour trouver une table de jeu… Et sur ce point, on a une certaine appréhension. Il est déjà compliqué de trouver une table libre à 4 alors imaginez à 5 personnes ! Mais nous sommes prévoyants et, la veille, nous avons scruté les jeux entrants dans cette catégorie et nous nous sommes tranquillement déplacés vers le stand d’Intrafin pour jouer à…

Le stand d’Intrafin

Jeu 12 : FLOTILLA

Source : Wizkids

On avait repéré ce gros jeu la veille et un animateur nous a gentiment gardé la table à 9 heures. On arrive. On s’installe. On écoute. Après 20 minutes de règles, on comprend que c’est du lourd. Après 45 minutes, on s’apprête à commencer. Nous sommes dans un monde dévasté post-apocalyptique. Un peu à la manière de Waterworld, l’humanité n’est présente plus que dans une flottille sur les océans, le dernier bastion. Chaque joueur représente un commandant qui est chargé d’explorer les mers et fouiller les profondeurs.

Le plateau au début de la partie

Après avoir tenté de tout comprendre et après quelques retours dans les règles ou en direction de notre gentil animateur, les premiers tours défilent. On explore par-ci. On chope de la radiation par-là. On ramène des ressources au bercail.

Le plateau des guildes

Subtilité du jeu, les guildes. On va, au fil de la partie, faire monter notre renommée auprès de 4 guildes dirigeantes et acquérir certains avantages comme des équipages nouveaux ou de nouvelles ressources. C’est malin. C’est alambiqué. C’est stratégique.

Le plateau individuel de chaque joueur

Grande particularité du jeu, on peut carrément arrêter de fouiller les mers et décider de passer au développement de la flottille-cité elle-même. Quand on passe le pas, le jeu change radicalement. Fini les bateaux et les explorations, place aux technologies et à l’économie. Tout retour en arrière est impossible. La force de ce mode, c’est que chacun décide individuellement s’il veut changer ou non. On peut très bien finir la partie dans l’eau.

La Bob’s Team au grand complet

Bilan : en préambule, il faut savoir que pendant le festival, mesures covid obligent, les sorties de secours étaient ouvertes pendant 15 minutes toutes les 45 minutes pour aérer le sous-sol. Nous étions juste à côté d’une de ces portes et il faisait froid (jouer avec sa veste, ce n’est pas très rigolo)… Il faut aussi savoir que nous étions dans un double couloir de passage et qu’à partir de 11 heures environ, le bruit parasite était tellement fort que l’on avait du mal à se concentrer. Tout ça pour dire que, bien que ce jeu laisse paraître une sacrée profondeur stratégique, nous n’avons pas pu exploiter pleinement le potentiel pendant la partie. Le double mode est une excellente idée. La thématique est bien présente et les paramètres très nombreux, mais le jeu est donc long. Entre le froid, le bruit et le paralysis analysis, nous avons décidé d’arrêter la partie à 12h15 (donc après 3h15 autour de la table) pour laisser la place à d’autres personnes (et surtout aller se réchauffer ailleurs…). Pas de vainqueur mais Minh a acheté le jeu pour le plus grand plaisir des 4 autres joueurs qui se réjouissent déjà de le tester dans de meilleures conditions.


Jeu 13 : Jurassic Park : danger!

Source : Ravensburger

On a bougé de quelques mètres seulement et nous voilà déjà assis autour d’un nouveau jeu. Jurassic Park Danger! édité chez Ravensburger. Après le très réussi Jaws testé ici-même en 2020, Ravensburger continue sa ligne éditoriale avec des films de renom. Encore une fois, c’est asymétrique. Un joueur va jouer les dinosaures (ce sera Bob) et les autres joueront les héros emblématiques du tout premier film.

Les héros doivent d’abord effectuer certaines missions qui consistent à réactiver les installations. Ensuite seulement, ils peuvent s’enfuir. Les dinosaures, au nombre de 3 (un vélociraptor, un T-rex et un dilophosaure) vont tenter de les arrêter en les mangeant. Pas de panique, en cas de mort d’un personnage, le joueur en prend un nouveau. 3 personnages tués et la partie sera remportée par les dinos. 3 héros évacués en hélicoptère et la partie est gagnée pour les héros.

Un « héros » joueur

Chaque personnage vient avec son deck personnalisé et ses compétences qui lui sont propres. Chacun pourra par exemple se cacher ou escalader, mais certains auront d’autres manœuvres permettant de déjouer la surveillance des vilains dinos.

Bilan : c’est réussi ! Les dinosaures s’amusent à tourmenter ces pauvres humains qui, malgré tout, arrivent à déjouer les mouvements et attaques des dinos de temps en temps. On est clairement sur du format familial / familial+ et il faut avouer que le jeu semble terriblement difficile pour les humains. Il y a certes une part de chance non-négligeable avec le dé qui décide de la réussite (ou pas) des actions entreprises, mais globalement les dinosaures ont un sacré avantage. La subtilité des humains sera certainement de réussir à détourner un maximum les dinos de leurs intentions de base en les amenant le plus loin possible des autres joueurs… mais cela passera nécessairement par le sacrifice d’un personnage… Joli jeu. Victoire de Bob donc avec les dinos et pas d’achat.


Des jouteurs GN
Du combat au sabre laser

Jeu 14 : La Bête

Une pauvre jouvencelle qui est bientôt en proie à une bête féroce ? La Bête, bientôt édité chez Multivers, reprend la légende de la bête du Gévaudan. Nous sommes encore dans de l’asymétrique, à savoir que Minh va jouer la Bête et les autres joueurs les traqueurs.

Le plateau de jeu représente le Gévaudan

Alors que la bête va se déplacer secrètement (un peu à la manière de Scotland Yard), les traqueurs vont discuter et se positionner de manière stratégique. Ils pourront aussi enquêter aux emplacement où la bête a fait des victimes afin de déterminer à qui ils ont affaire. Et oui, l’un des buts sera aussi de connaître qui est la Bête (une meute de loup, un tueur psychopathe, le diable…) afin de démystifier ainsi la légende.

Des événements viennent perturber ou faciliter la traque

Véritable partie de cache-cache, la Bête devra prendre des risques pour parvenir à tuer un nombre suffisant de victimes pour remporter la partie. Ce rôle semble d’ailleurs compliqué car les 4 traqueurs arrivent à superviser le terrain de manière tentaculaire. Peu de place pour la Bête. Heureusement, des événements de saison parviennent à pimenter la partie de part et d’autres.

Bilan : un jeu plaisant, rapide et nerveux. C’est difficile pour la Bête. En même temps, pour devenir une légende, il faut prendre des risques et terrasser des innocentes victimes à la pelle. Les traqueurs ont été plus doués que la Bête et ils ont même eu un brin de réussite pour la débusquer. Un jeu à surveiller à sa sortie.


Jeu 15 : Tsuro

Source : Matagot

Il est bientôt 15h00 et les allées sont blindées de monde. Toutes les tables sont prises d’assaut. Il est temps de passer en mode « petits jeux » pour profiter des belles découvertes inattendues du festival. Matagot à l’horizon. Une table est désespérément vide. Le jeu, Tsuro, est inconnu au bataillon et ne semble pas très attrayant au premier regard. On trouve des chaises et on se pose. Les règles sont expliquées en 3 minutes 30 secondes et on démarre. Chaque joueur possède un caillou (en plastique) et des tuiles (en carton). A son tour, on pose une tuile et on déplace le caillou sur le chemin. Objectif : il ne peut en rester qu’un. Dès qu’un caillou sort, le joueur est éliminé. En cas de collision de cailloux, élimination des 2 joueurs. Le dernier en jeu remporte la partie.

Bilan : génialissime ! Un jeu simple, épuré mais pourtant diablement efficace. On peut y jouer jusqu’à 8 joueurs et une partie dure grand maximum 15 minutes. C’est adopté. Victoire de Minh et achat pour l’association Ca Joue ou Bien?.


Il y a du monde…

Jeu 16 : Recto Verso

Source : Super Meeple

Une table de libre chez Super Meeple !!!! Vite, on se rue et on se pose. Où est Bob ? Aux toilettes ! Non c’est bon je suis là ! Alors, c’est quoi ce Recto Verso édité chez Super Meeple ?

Le recto du jeu…

Un jeu avec des blocs en bois et en couleur. Des cartes recto – verso qui montrent un bâtiment à reproduire avec les cubes. D’un côté, un joueur qui voit une image, de l’autre un autre joueur qui voit la même image mais de l’autre côté… c’est assez clair ? Le but est donc de construire avec les blocs les bâtiments pour qu’ils correspondent exactement à l’image. Il faudra bien sûr coopérer pour s’assurer que cela se fasse le plus rapidement possible car des points sont marqués en fonction du chrono (non fourni mais il y a une application gratuite si jamais). Chaque joueur affronte chaque autre joueur 2 fois et on compte pour désigner le vainqueur.

…et le verso

Bilan : simple à expliquer et simple à comprendre. Moins simple à pratiquer 😉 C’est amusant de poser des blocs et de voir son adversaire du moment les déplacer car ça ne correspond pas à son image et donc il faut adapter en tout temps sa construction. C’est diablement efficace, c’est une franche réussite. Du familial parfaitement adapté à tous, enfants et adultes. Victoire de Bob et achat encore une fois pour l’association Ca Joue ou Bien?.


Ho, des bonbons !

Jeu 17 : Secret Identity

Source : Funnyfox

Après la frénésie Recto Verso, place à un moment plus détendu. On teste Secret Identity, édité chez Funnyfox du groupe Gigamic. Le but du jeu est simple, on doit faire deviner notre identité secrète et trouver celles des autres joueurs.

Un jeu… coloré

Pour y parvenir, chacun va utiliser des cartes contenant des pictogrammes. Chaque carte étant à usage unique et sachant qu’on va jouer plusieurs manches, il faudra gérer ces cartes picto afin d’en garder suffisamment pour le reste de la partie.

Notre coffre-fort personnel

Une fois les cartes picto choisies et posées sur son coffre-fort personnel, on les montre aux autres joueurs et il faut alors deviner avec les 8 cartes prédisposées autour du plateau principal. On choisit alors des clés de couleur (la couleur d’un joueur) comportant le numéro des personnages choisis. Bref. C’est un jeu où il faut deviner les identités secrètes…

Le plateau central sert de compteur de points, en plus de contenir sur les côtés le nom des personnages à deviner

Bilan : un très bon jeu d’ambiance où l’éditeur a voulu faire un effort sur le matériel. C’est beau, c’est coloré. Le coffre-fort n’est pas très pratique au niveau du rangement des clés mais c’est un détail. On a tous passé un bon moment mais pas assez pour l’acheter. Ca reste un party game pour un public qui veut juste se divertir sans se prendre la tête et pour cela, Secret Identity fait le job. Victoire de Stefano.


Jeu 18 : Graal

Source : Oka Luda

Le festival est bientôt terminé. Tchi et Stéphane sont partis au pub. Une petite ballade dans les allées, qui commencent à se vider, et on tombe sur une petite boîte fort sympathique. Graal, édité chez Oka Luda. On se pose et un animateur nous rejoint. Quel genre de jeu c’est ? C’est un Uno. Ah… Vous auriez vu nos têtes toutes déçues 😀 Mais c’est aussi ça le festival de Cannes, on teste des Uno !

Des jolies illustrations pour un Uno-like

Le jeu se joue en 4 manches. Les 3 premières pour remplir des quêtes et la dernière en mode tournoi. Une fois assimilé les nouveaux pictogrammes, c’est effectivement un Uno-like, le fonctionnement est le même que l’original, à savoir que le premier qui joue sa dernière carte remporte la manche. Il y a bien des nouvelles cartes avec des pouvoirs spéciaux, genre la carte Graal qui permet de clore la partie instantanément si elle jouée en dernier.

La précieuse aide de jeu

Bilan : du moment que l’on sait que l’on joue à un jeu de défausses, on se prend au jeu et on tente par tous les moyens à se débarrasser de ses cartes et faire en sorte que nos adversaires en piochent davantage. Les ajouts qui font de Graal un jeu différent de son grand frère sont les bienvenus et le renouvellent complètement. Bref, c’est très bon dans son genre mais c’est clairement pas notre genre. Victoire de Stefano (encore).


Et quoi d’autres ?

Un Maka Bana surdimensionné
Combien de têtes sur cette photo ?
Althing et son plateau en 3D
Le traditionnel Mahjong
Quand on aime penser grand…
Poule Poule
De l’origami pré-plié à monter soi-même
Le stand de Fantasy Brawl
Scooby Doo Escape
Alien, le jeu de rôle
La queue du off… no comment
Le fameux hôtel de Les Nuls 🙂

Cette troisième journée s’achève ainsi. Malgré l’absence d’Asmodée et de ses nombreux éditeurs, la foule était bien présente et, apparemment, les gens ont dû s’armer de patience pour entrer. Que c’est bon de retrouver cette ambiance, vivement la quatrième journée.

Et à bientôt !

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